Trail de la Courbière en mode Canicross

tenueDimanche 28 février 2016 : 7h15 j’attend dans la voiture l’arrivée de Marsou, Zawa est sur sa couette dans le coffre, le sac est sur le siège arrière avec toutes les affaires à l’intérieur. Bon mais qu’est ce qu’il br.. euh fabrique le Marsou… Petit sms et hop réponse, il va arriver, il est à la bourre ! 7h45, hop hop hop on décolle, direction Banat, juste à côté de Tarascon sur Ariège pour la première édition du trail de la Courbière.

Nicolas l’ayant ouvert au canicross, c’est tout naturellement que j’ai embarqué ma Zazaw avec moi, pour Marsou de son côté ce sera en solo, mais tout comme au Forest Trail nous serons dans la même course. Au passage Kent et Arthur, faisant un bref passage à l’infirmerie, nous ont lâché sur cette épreuve. Arrivé sur place, il a beau cailler, c’est toujours chaleureusement que t’es accueilli en Ariège, tout comme dans le Tarn la semaine dernière sur le Trail de l’Oustalou, tout le monde t’accueille avec un sourire sincère et avec une bonne humeur évidente. Petit à petit nous croisons pas mal de visages connus avec notamment l’intégralité de la Team AFUM (Merci Géry pour les photos ornant ce CR), Céline, Benoît et Romain s’aligneront sur le 23km qui part dans quelques minutes. Nous croisons ensuite Philippe et Gamin qui comme moi sont venus faire le 11km en mode canicross. Bref après pas mal de saluts à droites et à gauche, retraits des dossards, un coucou à Nicolas qui a fort à faire avec l’organisation et à Robert-Félix le speaker de la manifestation et comme disait quelqu’un de connu « le changement c’est maintenant » Ouais bon bref… Faut aller mettre la tenue.

DépartEt en parlant de tenue, c’est du tout neuf, La tenue officiel de la Team CimAlp m’est parvenue la veille. Il va maintenant falloir la baptiser et compte tenue de la météo je ne me fais aucun soucis. Le temps est humide et même si pour l’instant la pluie ne tombe pas elle est tombée en quantité la veille et il a neigé sur les crêtes, il va falloir s’attendre a des passages bien difficile surtout avec Zawa dans les descentes. D’autant que le parcours s’apparente plus à une course de montagne avec ses 11km et ses 700 de D+ avec bon nombre de parties techniques. Côté tenue le choix est rapide, chaussures trail bien cramponnée, le short de trail 3D-FLEX, et pour le haut le Tee-Shirt 3D-FLEX SPRINT avec par dessus la veste imperméable STORM, un tour de cou, des gants et feu je passe à l’habillage de Zawa, c’est plus rapide, son harnais et … Plus que 20 minutes avant le départ faut faire tourner la machine un peu !

MarsouZawa à l’air au taquet, je me rend compte que finalement elle prend de plus en plus de bouteille. Dans ces courses où il n’y a que très peu d’autres chiens, au final toutes les attentions ont tendance à se porter vers elle et elle semble apprécier. Nous intégrons alors le sas de départ, ça risque de partir vite car Benjamin (x fois sélectionné en équipe de France de courses de Montagne) est présent. Zawa et moi nous plaçons en arrière en compagnie des autres canicrosseurs. Et BIM c’est parti ! Zawa active alors son mode poisson pilote et se lance dans une remontée fantastique. Elle slalome avec aisance entre les coureurs et provoque des réactions diverses et variées. Certains font mine de s’accrocher à nous, d’autres lancent « Je veux la même ! » et c’est très sympathiquement que tout le monde nous laisse passer. Par contre, il me semble qu’on va un peu vite là non ??? Car Zawa et moi nous nous retrouvons aux côtés de Marsou à simplement quelques encablures de Benjamin. Cependant je n’ai pas la sensation de sur-régime, ce sont eux qui compte tenu du dénivelé ont du faire un départ prudent. Première bosse je double même Marsou, Zawa n’a pas l’intention de se la laisser compter.

cotePeu à peu la pente se fait plus raide et plus technique, un beau monotrace avec quelques pierres s’incline à plus de 18% et Zawa a beau produire un super effort je me mets en mode « boulet » dans le baudrier. Marsou nous repasse et peu avant le sommet 2 ou 3 autres coureurs en feront de même. Devant nous maintenant 800 bons mètres de descente et là ma course va rapidement se transformer en danse folklorique Tchétchène, je dresse un rapide état des lieux, la pente plus de 15%, le sol une bonne gadoue des familles, la largeur du chemin environ 80cm, autour quelques arbustes, des arbres et quelques ronces. Zawa est toujours au taquet, et moi bah je fais le pantin derrière, frôlant les arbres, mimant le snowboarder, et d’un coup suite à une discussion que nous avions sur les trajectoires avec Zawa, je me retrouve la cuisse gauche lacérée par les ronces ou un truc du genre. ça saigne bien, mais ce ne sont que des égratignures. Cependant, histoire de ne pas mourir avant le 3ème kil je décide de lâcher Zawa. Et pour la première fois, elle décide de se faire la malle. En fait Marsou étant plus loin devant elle a décidé de le rejoindre lui faire un coucou. Je l’appelle 2 ou 3 fois, rien, je ne m’inquiète pas outre mesure car connaissant la princesse elle va rapidement se rendre compte qu’il lui manque quelqu’un. D’un autre côté ça me permet de descendre en mode je mets les watts sans avoir à me soucier de me laisser embarquer ou de ne pas maitriser les trajectoires. En clair je descend 2 à 3 fois plus vite sans Zawa qu’avec.

neigeAprès 4 bonnes minutes, qui revoilà ? Facile hein ? C’est Zawa. Et elle a l’air de se l’être donné, elle revient toute écumante et un peu carbonisée. Je me rattache à elle et attaquons un mûr long de 5 à 600 mètres et là ma Zazaw, ben elle se met devant mais ce coup-ci en mode promenade, sa belle échappée rajoutée au fait que peu de temps avant je l’empêchais de tracter, ça lui a coupé l’envie. Et l’envie du coup il va m’en falloir, toujours plus ou moins fâché que je suis avec les côtes et en Ariège ce ne sont pas des côtes mais des « Côtasses ». C’est dur, j’ai les cuissots qui crament et les mollets cyano-carbo-explosés, mais après tout je suis là pour bosser autre chose que mon canal du Midi et son D+ de bisounours. Tant bien que mal ça grimpe et à ma surprise à la seule force de mes guiboles personne ne nous reprend. Puis voilà la neige qui fait son apparition. On bascule alors dans une toute autre dimension, plus on grimpe et plus c’est beau. Alors certes la vue sur la vallée est masquée par la brume, mais la neige sublime le paysage. Arrivés sur la crête nous traversons des singles en sous bois, simplement magique comme ambiance et pour couronner le tout à cet endroit précis, Zawa et moi sommes tout seul pour le partager. Pour revenir à Zawa elle commence à adopter une technique qui ne me convient guère. Dans les côtes elle a plutôt tendance à me regarder et à être à la balade, sur le plat elle tracte comme il faut pour du long et en descente elle envoie du steack. Sur la crête la succession de bosse et de descente avec un single pierreux s’avère délicate, j’ai même du bol à certains moment de ne pas y laisser une cheville. En revanche, ma plaie toujours ouverte, j’ai un peu fait comme la mère de blanche neige là haut en laissant mon ADN sur le sol immaculé.

arrivéeHabituellement dans les courses je me fais déposer en côte et remonte en descente, là c’est l’effet inverse, dans les côtes je résiste, et dans les descentes je suis tellement préoccupé à ne pas me laisser emporter par Zawa que c’est là que je me fais doubler, c’est le monde à l’envers ma P’tite Dame ! Par ailleurs de la bosse ben … Y’en a plus trop et de la descente bien pentue en veux tu en voilà… Jusqu’à présent, mis à part mon incartade dans les ronces et autres bosquets, j’ai réussi à éviter la chute. Mais là cela devenait inévitable. Et l’inévitable c’est produit. Et puis la chute tu dis oui une fois… Un raidillon entre les arbres, toujours cette boue au sol un à-coups de Zawa et me voilà à terre, ou plutôt à boue et également à bout de force. En effet à force de crisper et d’être sur le frein à main dans les descentes les quadris sont moins réactifs et commencent à fatiguer. Deux ou trois gamelles plus tard, ouf un peu de piste et même si elle est en faux plat montant je vais un peu me refaire la cerise. Mais c’est sans compter sur la dernière portion.

PodiumLe sol est certes un poil moins glissant, mais la qualité de mes appuis à baissée, j’essaie de rester vigilant quand tout à coup Zawa se met à boîter. Je mets le cligno, regarde sa patte et à part de la boue je ne vois rien. Je vide une partie de ma gourde dessus et après un examen minutieux trouve la coupable une épine. Je décide de ne pas amputer Zawa sur place et prend la sage décision de lui retirer l’épine, et après 3 à 4 minutes d’arrêts aux stands nous voilà repartis… Et ma Zazaw qui se met à balle… Mais non faut pas ça descend trop là ! Trop tard je me prend un vol plané et effectue un atterrissage d’urgence sur le dos lancé à mach 2 (minimum encore). Peu de temps après un binôme se pointe et nous double. Bon j’ai un minimum l’esprit de compet et je décide d’envoyer, mais au bout de 200 mètres je me repaye une bonne gamelle mais avec atterrissage sur le genoux gauche. Stop on va limiter les dégats, je me cale donc en mode boulet derrière Zawa qui a envie de rejoindre son poto devant et nous effectuons le dernier kil en mode prudence-prudence. La voix de Robert-Felix nous guide vers l’arche et la voilà franchie en 1h29 à la 17ème position et du coup 2ème canicrosseurs, ce fut dur mais ce fut aussi un régal à la fois de partage, même si avec Zawa on ne s’est pas calés comme d’hab, ça ne peut pas être tout rose à chaque sortie et le parcours était, pour le canicross hyper technique, et puis bah on en a pris plein les yeux, c’était superbe !

JambeCertains regards de spectateurs se portent vers ma jambe « salement blessée » (sale à cause de la boue et blessée je dirai plutôt scarifiée) bon après un petit coup d’eau et de bétadine ça picote un peu quand même. Côté tenue en revanche après des passages plus que piquants et 6 gamelles … pas un accroc, pour un test en condition Tchétchène, test réussi ! Et évidement confort thermique au top et confort dans les mouvements idem. Et Marsou alors ? Marsou lui et ben il a fait 2ème, un nouveau podium dans le nourrain, 2′ derrière Benjamin et 10′ devant le 3ème ! Y a un peu de la perf là ! Un bon sandwich à la saucisse, y compris pour Zawa qui n’a pas eu besoin de le chouraver ce coup-ci puisqu’elle a réussi à attendrir la Madame qui en effectuait la distribution, une, non 2 ou peut être 3, en tout cas pas plus de 4 binouzes, le podium de Marsou et … Ben c’est au tour des canicrosseurs de monter sur la boîte ! Merci encore Nico pour cette belle attention.

Encore bravo pour cette première édition, coup d’essai – coup de maître, un grand merci aux nombreux bénévoles présents sur le parcours, attendre dans le froid parfois sous la pluie ou la neige et toujours avoir le sourire et un mot d’encouragement, c’est vous qui méritez de monter sur la plus haute marche du podium ! Direction maintenant la maison et place à un peu de repos, prochaine course vers le 19 mars me concernant soit en trail du côté de Toulouse soit en canicross du côté de l’Ardèche, à voir ! En revanche côté coach, bah Maxou et Isa seront présents aux championnats de France de Cross le weekend prochain du côté du Mans et Fabrice sera sur les 50km du Black Moutain donc ça ne va quand même pas chômer !

To be continued …

fin

Commentaires

commentaire(s)