Trophée des Montagnes 2016 – Villard Reculas – 6ème étape

zazawJeudi 11 août 2016 : Dernier jour pour nous où nous devons nous lever aux aurores. Direction Villard Reculas pour la 6ème étape du TDM et à partir de demain les 4 derniers rounds se tiendront à Auris et nous jouerons à domicile. Pour l’heure il semblerait que Zawa ait bien repris des forces après ses ennuis gastriques à Allemont. De mon côté les jambes ne présentent toujours pas de signes de fatigue, alors Go ! On va se faire une belle étape. En parlant de belle étape, à mon goût, chaque année Villard nous gâte, le panorama est splendide et certains passages dignes des plus belles cartes postales alpines. Après une cinquantaine de minutes de route, nous voici sur place et Brrrr fait pas chaud, en fait ça caille, il doit faire 6 petits degrés et malgré un soleil éclatant la température peine à monter. Le temps d’aller voir les heures de départ et direction un échauffement un peu plus poussé histoire surtout de ne pas avoir trop froid. 9h30 les premiers binômes s’élancent, Zazaw et moi nous nous rapprochons du sas. Je démarrerai, comme hier à Allemont, avec Benoît le big chef de l’ASLA.

departAprès une étude rapide du parcours, qui a été modifié par rapport aux autres années, je vois qu’il faut en garder un peu sous le pied pour la dernière difficulté. 9h39, BIM, nous voilà partis. D’entrée, et contrairement à hier, Zazaw me fait prendre la tête grâce à un départ en mode Flash McQueen, si tu connais pas Flash McQueen pour te donner une idée c’est un peu comme un avion de chasse lancé à pleine vitesse mais en plus vite, non je n’exagère pas ! Elle est tellement à bloc que le passage dans les ruelles étroites de Villard Reculas est même un peu périlleux. Je suis presque soulagé d’emprunter le sentier qui part en montant dans l’herbe. Nous attaquons maintenant une partie plane, mais comportant un léger dévers et puis au sol c’est de la bonne herbe à vache avec ses trous invisibles sauf quand tu y mets le pied dedans et que ta cheville craque. Mais pour l’heure tout tient bien et avec une belette au taquet ça passe comme une lettre à la poste, non ça la poste c’est pas un bon exemple, ça passe en toute facilité. Benoît, qui est juste derrière, me dira pas la suite qu’il voyait mes chevilles un peu partir dans tous les sens, mais aucun bobo à déplorer.

sentierUne belle bosse sous les pins nous amène alors sur un single grimpant au petit lac qui surplombe la station. Je ne suis pas toujours fan des montées mais je dois dire que celle-ci ce jour là, et comme les autres années, je l’ai adorée. Alors ce n’est pas pour son pourcentage, il est régulier certes mais n’a rien d’exceptionnel, ce n’est pas non plus pour la nature du sol, un sentier banal en terre. Non allez je vous aide, c’est que la vitesse étant plus lente et le sol sans pièges, il est alors possible d’admirer le panorama. Sur la gauche, la vallée prend des allures de maquette créant la sensation d’être un géant. Mais côté droit la montagne qui s’élève fièrement et dont nous arpentons le flanc, nous rappelle qu’en fait non, nous ne sommes pas des géants mais plutôt des minus. Malgré cet antagonisme, nous avançons comme il faut avec belette. Certes, il y a quelques minutes Benoît a repris les devants, mais nous sommes juste derrière et profitant un peu de l’aspiration nous reprenons quelques binômes avant d’arriver au petit lac. Là nous marquons une petite pause boisson pour Zazaw et feu ! un peu de descente pour se dégourdir les jambes et nous mener sur un sentier en faux plat descendant. Nous ne l’avions jamais pris lors des précédentes édition ce bout de chemin. Il nous mène en trace directe vers la forêt. Au bout de quelques hectomètres nous voici sous les arbres, là encore dans un décors grandiose. Les résineux sont à cet endroit très hauts, on a l’impression d’avoir changé complètement de planète par rapport au début du parcours. Côté topographie, c’est une alternance de plat, de descente et de faux plat descendant. Mis à part une descente un peu piégeuse c’est peu technique et on s’en sort pas si mal. Nous avons repris 2 ou 3 binômes mais Neil et Pablo nous ont remonté et dépassé.

herbeNous traversons la route, et c’est là qu’est placé le ravito de… De Papy Rousseau. Une petite tape amicale, une pause boisson et trempage de pattounes et que voit-on ? Le panneau Free Dog ! Je détache alors belette et c’est parti pour la foire du trône version Villard Reculas. Un single bourré de S, serpente entre les arbres le tout avec un pourcentage bien sympathique. Il y a bien longtemps que je n’avais pas pris une descente de la sorte, le fait qu’il n’y a pas de pierres au sol me fait parcourir les 800 mètres à près de 20km/h, bon par moment c’était un peu freestyle, mais cette portion là me permet de recoller à Neil au moment d’attaquer le plat. Zazaw a été une fois de plus impériale sur le free dog en restant toujours à porté et sans gêner à un seul moment. Au moment de la rattacher donc nous voilà au côté de Neil et nous allons rester ensemble jusqu’à l’arrivée. Pour l’instant le terrain est plutôt plat, mais compte tenu de ce que nous venons de descendre je m’attend au pire, en effet le GPS indique 6km, l’étape en fait 8,5 … Bon plus on attend avant de rentrer dans la bosse plus on sait qu’elle va être pentue. Arrivé au 7ème kil, un peu après le pas de l’ours, que vois-je un panneau. Bon jusque là rien de bien original, à part que celui ci nous indique que nous sommes sur le tracé du KV. Il y a comme un air de déjà vu d’ailleurs, en effet lors de ma première participation en 2013 nous avions emprunté cette portion. Si mes souvenirs sont bons, il n’y a plus qu’à ouvrir grand la bouche pour oxygéner au max les petites cellules et essayer de faire tourner les guiboles à bloc. Et pour m’aider j’ai un repaire, Neil monte très bien et avec belette nous nous accrochons à lui. La pauvrette commence un peu à fatiguer, normal 6ème course (7 avec la course de Marin hier, et elle rejoue avec lui dans l’aprem) et un début d’étape où elle a super bien tracté, donc c’est à moi de ne pas craquer. J’ai comme un début d’incendie dans les quadris, mais le souffle est là, j’arrive à bien maîtriser ma respiration.

arrive3En levant le nez, j’aperçois du monde… Bonne limonade ça ! l’écurie n’est pas très loin. Un coup de collier à donner et ce sera la libération des guiboles. Plus nous avançons et plus il y a du monde, ça rebooste bien d’ailleurs, les encouragements nous donnent l’énergie d’accélérer la cadence et de terminer les derniers mètres en grappillant de précieuses secondes. Ouf, fini ! Bilan 50ème de l’étape (on est abonné) en 50’35 et nous conservons la 51ème place au scratch. Olivier et Richard ont encore super bien gazé puisqu’ils prennent respectivement les 42ème et 38ème positions. Isa, couplée à Canelle, prend une belle 64ème place, juste derrière Théo 63ème qui s’est tordu la cheville sur le free dog. La course du jour est remportée par Damjan en 39’08 (Bim ça c’est fait !). Vraiment magnifique cette étape. Mais ce n’est pas fini, après un rapide pique-nique place à la course de Marin et de Zawa. Nous rejoignons l’aire de départ située à 1,5km et feu, après une belle chute au départ dans l’herbe à vache, je le relève immédiatement, et c’est un Marin souriant mais néanmoins à bloc qui termine à la 15ème place. Etant donné que le départ des enfants 2 est loin (plus de 3km) j’accompagne également Matthis et Jazz. Le départ est terrible car donné dans une côte d’environ 800 mètres bien raide. Matthis tracté par un Jazzou des grands jours grimpe comme un cabri, et moi derrière après ma course, le repas et la course de Marin, ben je commence à présenter quelques faiblesses… Je suis bien content de voir le plat. Je m’aperçois alors que Matthis a bien progressé techniquement car l’an passé dans l’herbe à vache il était incertain sur ses appuis, mais cette année ça file tout seul. Il prendra d’ailleurs une belle 10ème place sur cette étape. Juste le temps de reprendre son souffle et nous reprenons la voiture direction Auris. Pas de course avant demain soir, et oui c’et la nocturne la prochaine, ce qui va nous permettre de recharger un peu les accus car même si les jambes ne sont pas engorgées, entre trajets, courses et sommeil restreint, j’ai comme qui dirait une petite fatigue générale qui s’est installée.

Bah de toute façon demain ce sera top, de nuit et à domicile … Mais ça ce sera dans le prochain épisode des aventures de Zazaw au TDM !

To Be Continued …

Photos Christine Nglm et LOU Canicross.

Villard

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