Canitrail de L’épouvantrail – 2018

Dimanche 29 avril 2018 : 5h45 (du matin) ça pique, et me voilà avec Zawa devant chez Emilien à quelques encablures de la maison. Nous voilà partis pour près de 3 heures de route en direction de Sauvagnon histoire de disputer le canitrail de Lépouvantrail. Zawa et moi avions déjà couru cette épreuve, tout comme Emilien qui était couplé à Dry cette fois là, en 2014 (c’est ici). Ce coup-ci, c’est avec Jiro qu’Emilien trottera. Bon côté météo ce n’est pas la joie. Le thermomètre de la voiture affiche un petit 9° et des trombes d’eau assaillent régulièrement le pare-brise. Plus nous avançons dans le Béarn, plus il pleut. Ma Zawa n’étant pas une fana de la flotte, je me dis que la course risque de me paraître longue. Par ailleurs étant en pleine préparation des 125km du Challenge Val de Drôme, qui se tiendra dans 15 petits jours, j’ai passé une semaine sans coupure à accumuler les bornes. Je ne m’attend donc pas à une perf, mais simplement à passer une bonne journée avec les potos et à mettre un peu de rythme dans les guiboles. Après 3 heures de routes et quelques hectolitres de pluie, nous voilà sur place, où nous retrouvons Seb et Iggy qui descendent du bordelais. Côté météo ça ne s’arrange pas ! Après avoir retirés nos dossards, attendu un temps le contrôle véto, nous décidons d’aller nous échauffer à minima car le départ risque d’être rapide. 9h15, nous nous redirigeons vers le lieu du contrôle véto, mais toujours rien. Le départ devant être donné à 9h30 nous nous inquiétons un peu, mais à 9h26 (c’est précis hein ?) le voici. IL faut maintenant qu’il checke tous les toutous, du coup l’échauffement n’est plus qu’un lointain souvenir musculaire. Heureusement, il ne pleut plus, seul le vent reste très froid. Et une fois tout ce beau monde ausculté nous entrons dans le gymnase prendre place sur la ligne de départ.

Bon autant le dire le lieu ne se prête guère à un départ d’une trentaine de binômes tous un peu survoltés, mais ça se gère, Zawa et moi avons eu pris des départs bien plus périlleux. Je décide de me placer un peu en retrait, car sur 10,2km nous aurons le temps de mettre du tempo, inutile de stresser ma belette inutilement et de risquer la gamelle. On ne s’est pas tapé 3 heures de route pour échouer à 10 mètres du bol de sangria ! Et BIM les fauves sont lâchés dans une joyeuse pagaille. Je tiens Zawa très court pour éviter que ma longe ne s’entrelace avec celle des autres concurrents. Sortis du gymnase, badaboum, un coureur va se rayer la carrosserie sur le goudron, nous l’évitons de justesse et Vlam… Nous voilà lancés. Devant nous ça cavalle, nous sommes bien mal placés environ à la 10ème place, mais comme je le disais plus haut, nous avons le temps. Le premier kilo se fait en faux plat montant dans les rues du village. Ma Zazaw semble à son aise, ce n’est certes pas la traction des grands jours mais on voit qu’elle y met du coeur et c’est bien là le principal car il va falloir durer. De mon côté la grosse semaine ne semble pas trop peser pour l’instant et c’est en mode serein que nous remontons un à un les concurrents. Difficile de savoir combien nous sommes à cet instant, mais après avoir bouclé le premier kil en 3’45 » nous avons bien repris 5 ou 6 binômes.

Zawa et moi nous nous trouvons à la bagarre avec 2 autres concurrents à l’entrée des premiers singles, c’est du, un coup à toi, un coup à moi. Il faut dire que ça glisse bien et que la moindre faute d’appui à de quoi vous faire perdre quelques secondes. C’est à ce moment là que Seb et Iggy nous doublent et nous prennent quelques longueurs. Première vraie difficulté, une bosse de 800 mètres avec des passages à 20% le tout rendu bien glissant par les intempéries du matin et surement de la veille vue la quantité d’eau et de gadoue. Au pied de la bosse, Bam, une petite pause caca (de Zawa je précise, je sais me tenir). Nous repartons à la poursuite de Seb et des deux autres binômes, mais dès le début de l’ascension ça ne convient pas du tout à ma belette qui se met en mode éco. Bon, sur la lancée de ma semaine, et histoire de peaufiner ma prépa, je sors les quadris de compet et me lance dans la grimpette. Très vite ça brûle, mais ça tient et j’arrive à recoller au trio. Zawa, a du bien se reposer car dès que nous attaquons la descente, elle se rappelle qu’elle peut tracter et Zim !! Nous voilà partis pour une séance de dérapages peu ou pas contrôlés. Le sol est très glissant sur cette zone et elle s’en donne à coeur joie, mes « doucement Zawa ! » n’y font rien. Malgré tout, grâce à un posage de cerveau, nous arrivons à doubler l’un des binômes. Après avoir manqué de glisser sur quelques galets, un peu planqués en fourbe, ouf ! Nous voici sur une zone un peu moins technique qui me procure une certaine accalmie. Mais V’la tit pas qu’une nouvelle bosse se présente, un peu moins longue certes, mais elle réitère le scénario précédent, Zazaw se met en off. Je vois alors Seb Et Iggy s’éloigner un peu plus, car cette fois les quadris chantent. Heureusement qu’une fois au sommet, elle me relance sur la partie plane qui se présente à nous. Arrivent alors deux passages successifs dans un champ fraichement labouré. Les chaussures s’enfoncent de moitié à chaque appui, mais à ce petit jeu, j’arrive malgré tout à revenir sur Seb, non sans mal cela dit. C’est alors que sortis du deuxième champ, j’aperçois Emilien et Jiro à la marche une centaine de mètres plus loin. Malgré le froid et l’humidité, il a quand même réussi à prendre un coup de chaud (Jiro pas Emilien).

En les doublant, nous essayons d’encourager Jiro à repartir mais sur le coup rien n’y fait. Heureusement une centaine de mètres plus loin nous voilà en train de patauger dans 20 à 60cm de flotte et de gadoue. Inutile de chercher à viser les parties sèches, il n’y en a pas ! Les appuis se font au petit bonheur la chance et parfois, dans le meilleur des cas c’est de l’eau à mi-cuisse qui vous submerge et dans le pire des cas (ce qui arriva à Seb) c’est la gamelle qui vient. Cependant ce passage a remis Jiro sur les rails et à la sortie de la fangue ils reprennent la tête de notre trio. Seb et Iggy ne tardent pas à leur emboîter le pas, mais pas moi, je coince ! Les quadris sont out et Zawa bien que devant ne tracte plus trop. Tant pis, en tout cas bien sympa d’avoir partagé un moment de course entre potos. Seb n’est pas très loin devant, une cinquantaine de mètres je dirai, mais impossible de revenir dessus. Je jette un coup d’oeil derrière, c’est pas très très loin, donc il ne va pas falloir lâcher. La fin de course, après avoir alternés champs et sous bois, plats et petites bosses, singles malicieux et glissants, se solde par une grande descente vers le gymnase faisant office d’arrivée. Seb entre dedans alors que nous sommes à mi-pente, un coup d’oeil en arrière et ce sera bon, inutile de sprinter, les cannes sont lourdes et ma Zazaw commence à en avoir plein les pattounes.

Un peu avant l’arrivée un accueil chaleureux nous est réservé, le public, malgré la météo est là et n’est pas avare en applaudissement. Et BIM ! Nous passons la ligne en 5ème position. Seb et Iggy se classent 4ème et Emilien et Jiro auront ravis la seconde place. Côté chrono il affichera 5′ de moins qu’il y a 4 ans (où nous avions pris la 3ème place) en 46′ et des brouettes, malgré un terrain de jeux rendu bien technique par la pluie, mais toujours avec ce parcours aussi plaisant à parcourir.

Après, un calin à ma belette, une douche, une rapide récup à la buvette au milieu de bénévoles toujours aussi prévenants et sympas, un repas-pizza (faute de réservation ailleurs) pris en centre ville de Pau, nous voilà repartis pour 3 heures de route… Sous la pluie.

Merci à cette belle orga, qui fait que nous y revenons et y reviendrons !

La suite du programme est simple, dans la nuit du 11 au 12 mai, à 00h30 pour être précis, ce sera le départ, en compagnie de Marsou, du 125km et ses 6500m de D+ du Challenge Val de Drôme… Sans nul doute ma Zazaw va me manquer !

To Be Continued …

Crédits photos : DR et EpouvanTrail

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