2018 le bilan – 2019 les perspectives

En préambule à cette petite bafouille je tiens à remercier trois personnes, mes deux fistons, Matthis et Marin, et Isa ma compagne à la piste comme à la campagne (aussi à la maison, mais on y est pas souvent), pour le soutien apporté et surtout pour m’avoir laisser vivre cette année 2018 de la plus belle des manières. Voir leurs yeux briller de fierté et d’émotion après le Tor des Géants a été l’une des plus belles récompense. Merci également à CimAlp sans qui ces aventures n’auraient certainement pas eu lieu, plus qu’un équipementier, plus qu’une Team, grâce à leur confiance et à l’esprit familial qui règne c’est juste un excellent moteur de performance. Merci également à Mulebar que j’ai rejoint cette année en qualité d’ambassadeur et qui m’a apporté une aide nutritionnelle sans faille. Enfin merci à tous mes « Padawans » de la Team PapyCoach, qui tout au long de l’année m’apportent motivation et surtout bonne humeur.

La saison avait pourtant mal commencé, un abandon sur le 50km du Phoebus trail pour cause de grippe mal soignée, et un autre sur le 140km du Challenge Vallée de la Drôme pour cause de tendon récalcitrant. Mes deux premiers abandons, dur-dur à digérer surtout quand on voit l’échéance du Tor des Géants approcher à grand pas. Il a fallu se mettre dès le mois de juin au boulot. Des réveils quasi quotidien à 5 heures du matin à arpenter « mes » chemins et voir le soleil se lever, pour me rendre compte que le plaisir et le bonheur étaient là à chaque sortie, malgré la fatigue et l’emploi du temps qui se chargeait. Courant juillet, sur la base d’un bon mois de travail, je décidais de m’aligner sur les 80km et 5000D+ de l’UTMC. Intégrer une telle course au sein même d’un bloc de travail était risqué, je connaissais la rudesse du parcours et y arriver les jambes fatiguées n’étaient pas chose aisée. Et pourtant grâce au soutien d’Isa et à la gentillesse de Guillaume et tout ses bénévoles, c’est passé. Bon ok il y a bien eu des moments où je me suis demandé pourquoi j’étais là, mais malgré la fatigue et une température par endroit caniculaire, l’UTMC a été avalé pour le deuxième fois.

Rassuré, la prépa du Tor des Géants a très rapidement reprise, 48 heures après pour être exact. Plus les jours défilaient, plus j’avais à la fois hâte et peur. Sur place je retrouvais Patrick à la veille du départ, ses mots ont été d’un grand secours pendant le voyage qui a suivi. Le matin même du départ, je crois que je suis passé par 1000 émotions, tantôt impatient, tantôt fébrile, les yeux s’embuaient même quelques fois. Et puis les fauves ont été lâchés et j’ai eu l’impression d’être chez moi. Les 48 premières heures furent surement les plus compliquées à gérer sur le plan mental. Mais c’était sans compter sur Eléonore et Joël qui avaient pris 2 jours pour me suivre. De savoir que j’allais les retrouver de points en points jusqu’au mardi midi, leur gentillesse, leur humour, bah les copains merci beaucoup, sans vous ça aurait été compliqué. Les kilomètres s’enchaînaient bien, les paysages à couper le souffle me transportaient et puis voilà mes pieds se mirent à gonfler et la journée du mercredi fut longue. Là encore coup du hasard je tombe sur Nathalie qui assistait Thomas. Thomas faisait déjà route avec Jérôme et tous les trois nous voilà, en ce mercredi soir, repartis. Une nouvelle course, à trois cette fois, s’est alors présentée. Nous nous apportions soutien à tour de rôle et c’est ainsi que, tous les trois sommes allés au bout de ce grand et beau voyage.

Un grand et beau voyage qui te change à jamais. Avoir passé 6 jours et une heure (j’y tiens à mon heure) tantôt seul tantôt à plusieurs au milieu de paysages féériques, accompagné par des chamois, des bouquetins, sifflé par les marmottes, dorloté par les bénévoles, souvent seul face à ses souvenirs, ses joies et ses peines, ce fut tout simplement une aventure intérieure et extérieure hors norme. Moi qui 5 ans en arrière effectuais encore des 400 mètres en compétition et ne jurais que par le sprint, quel grand écart ! Et surtout quelle envie d’y retourner. Le récit est d’ailleurs toujours en cours de rédaction, pour vous dire !

Justement 2019 du coup on fait quoi ? Déjà je suis très fier de vous annoncer que les partenariats avec CimAlp et Mulebar continuent, de voir la confiance renouvelée je peux vous dire que ça aide énormément à se projeter. Très fier aussi de vous annoncer qu’avec la joyeuse troupe des Papycoach’s on se lance dans l’organisation de 3 courses en 2019, ça va bouffer du temps et de l’énergie, mais je crois que le moment est venu de donner un peu au monde de la course à pied, compte tenu de tout ce quelle nous apporte (tous les détails sur ces 3 courses sont là : www.team-papycoach.run). D’ailleurs sur ce site vous trouverez également nos stages trails, le prochain se tient le weekend du 10 février et je serai pour l’occasion accompagné d’Emilie Lecomte, Michel Rabat et Béatrice Fabre (Les infos : www.team-papycoach.run/index.php/stage-trail).

Côté courses la saison se dessine peu à peu. Quand l’organisation du Tor des Géants a lancé pour 2019 le Tor des Glaciers ça a fait tilt… Malheureusement compte tenu des critères ma participation s’avère impossible. Refaire le Tor j’adorerai, on verra en février si je suis solide au moment des inscriptions avant tirage au sort, mais pour le moment, compte tenu de tout ce que cela engage, malheureusement ce n’est pas au programme, mais il ne faut jamais dire fontaine… Du coup je me suis calé 3 autres Ultras le premier au mois d’avril L’Ultra Trail Causses et Vallées Lot Dordogne. 180km à sillonner le Quercy, ça va être grandiose. En juin l’Ultra Marin, 177km dans le golfe du Morbihan, là encore va y avoir du panorama. Et enfin, fin octobre, l’XX’treme Larzac Cevennes, 200km dans le Larzac, dans le cadre du Festival des Hospitaliers. Bien entendu l’année sera émaillée d’autres courses moins longue qui serviront à la fois de prépa mais qui permettront surtout de voir les copains que je prends tant plaisir à voir tout au long de l’année.

To Be Continued…

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