47ème cross de Payrin – ça pique !

archeDimanche 11 Décembre 2016 : Il y a un petit moment que je n’avais repris la plume et ça me manquait, mais entre le Grand Raid des Cathares (fait en mode assistance) et ce dimanche je n’ai enfilé que deux dossards, l’un sur le relais de vents à Sigean, qui aurait mérité un CR tant nous avions passé une superbe journée avec le groupe, et le cross court de Colomiers, où en 3,5km avalés à 3’41 de moyenne je n’ai pas pris le temps de regarder le paysage.
Me voilà donc parti en ce 11 décembre rejoindre Romain à Payrin, petit village situé à quelques kilomètres au nord de Mazamet. Je suis loin d’être un fana des cross, mais je sais les bienfaits qu’ils procurent et j’ai besoin de varier et travailler certains points qui, à partir de février, seront mis un peu à l’écart pour bosser plus long.
Une fois sur place direction le retrait des dossards.

parcoursPremière surprise, Romain est affublé du N°1 et moi du 2, bon … On avait du se pré-inscrire les premiers ! Nous prenons alors le chemin du parcours, dans 2 heures nous aurons trois boucles de 2,5km à parcourir, du coup on va aller dégourdir les gambettes à la marche histoire de voir ce qui nous attend. Le départ, y a des zigs, y a des zags et c’est étroit, ça veut dire que quand le pétard va claquer soit c’est l’enfermement, soit il faudra être à balle. Après avoir emprunté un ponton direction un sous bois avec une première petite côte. Au sol c’est de l’herbe sur laquelle est passé un rotovateur, donc les appuis ne seront pas tops. Chemin faisant nous nous rendons compte qu’il n’y a que très peu de lignes droites et elles ne sont pas très longues, en clair impossible de garder une linéarité dans le tempo, moi qui n’aime pas ça, je suis servi. Heureusement nous voilà dans un grand champs qu’il va falloir contourner et là, mis à part un sol un peu fuyant, c’est roulant. Mais dès le retour en sous bois, c’est la guerre ! Une petite côte, un virage en épingle, puis un ruisseau à traverser trois fois en moins de 150 mètres, un mûr long seulement d’une quinzaine de mètres mais raide de chez raide. Enfin histoire de rallier l’arche en toute sérénité, nous voilà sur un terrain de type BMX avec bosses, virages relevés, bref de quoi s’amuser. Le tour est fait, ben maintenant on sait un peu ce qui nous attend et ce à 3 reprises puisqu’il y a 3 boucles à parcourir ! Pour être précis, je sais que je vais ramasser, il n’y a aucun moment de répit, et 7,5km dans ces conditions, ça peut être long, mais long ! Cela dit on sait pourquoi on est là, c’est un vrai cross à l’ancienne et peu importe la place, le tout c’est de bosser comme il faut et de ce point de vue là si on ne se cache pas on va être servi.

courseEchauffement check ! Dans 3 minutes le départ. Nous sommes une petite cinquantaine sous l’arche, tous sont quasiment en pointes sauf Romain, Benoît Galand et moi même, peut être un ou deux de plus, mais en gros les pointes sont de sorties et c’est vrai qu’elles nous seraient surement utiles sur ce type de parcours, Bah de toute façon à part quelques paires de sprint, il n’y en a pas à la maison. Et Bim le départ est donné. C’est parti au taquet et les dites pointes des autres frôlent mes tibias, je me mets donc en retrait et… Me fais enfermer, mais qu’importe je n’avais pas envie de me faire rayer la carrosserie.

Devant la course est partie plein gaz emmenée par Benoît qui d’ailleurs fera cavalier seul de bout en bout, il est en canne. Après le ponton je profite de l’élargissement de la chaussée pour mieux me placer, je remonte 4 ou 5 coureurs et essaie de maintenir un tempo correct, le premier kil est bouclé à 3’47, il fallait pas moins. Pourquoi pas moins parce que déjà la succession de zig et de zag m’a fait chauffer les quadris. Dans le champs je me refais un peu la cerise, mais à l’amorce du premier passage dans le ruisseau je reste un peu scotché dans la gadoue et le passage sur le mûr fait apparaître de belles brulures sur les quadris. Viennent alors les bosses, niveau franchissement ce n’est pas le supercross de Bercy, en attendant elles cassent bien le rythme elles aussi, heureusement il y a une portion de 300 mètres pour rallier l’arche sans difficultés. Il reste maintenant deux autres tours.

chaussureEt ces deux autres tours ils vont se dérouler exactement de la même façon, vous me direz ça raccourci les récits comme ça. Je vais juste remonter trois ou quatre coureurs dont certains ont littéralement explosé en plein vol et me faire reprendre par 2 ou 3 vieux renards et jeunes loups qui en avaient plus sous le pied. Le rythme va lui aussi suivre une courbe descendante et chaque passage alternant ruisseau et mûr vont le faire fléchir sensiblement. A 500 mètres de l’arrivée, j’ai beau avoir un coureur à seulement une 20aine de mètres devant, j’essaie d’en remettre une couche, mais impossible sans faire monter l’acidité de l’estomac. Bref c’est très proche du vomito que je franchis la ligne à la 20ème position (5ème V1). Moyenne 4’18, de toute façon je ne pouvais pas mieux faire, je n’ai pas triché, j’étais à bloc et avec un peu de recul je m’aperçois que j’ai passé une très bonne semaine qualitative d’entrainement. Romain lui a sorti le cuissots de compet puisqu’il termine 9ème (4ème sénior) avec une moyenne proche des 15km/h et sur ce parcours ça cause. Mission accomplie pour nous deux, Il n’y a plus qu’à repartir vers de nouveaux entrainements en compagnie du reste du groupe.

Une année qui se termine sur une bonne note, 2017 s’annonce riche en découverte et en plaisir, vous en saurez plus au fil des futures lectures. En parlant de plaisir j’ai celui de vous annoncer ma reconduction pour 2017 au sein de la Team Trail CimAlp, et j’en profite pour les remercier de leur confiance.

On se retrouve vers la mi janvier pour de prochaines courses, en attendant je vous souhaite de joyeuses fêtes de fin d’année.

To Be Continued …

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