Testing : Un weekend avec les Dynafit Alpine Pro M

VéloSamedi 17 juin 2017 : 7h30 allez go direction avec Isa pour une petite séance bosses/descentes qui sera le premier support du test des Dynafit Alpine Pro M. Alors pourquoi un test ? simplement parce que Joan de Sport 2000 Carcassonne nous l’a proposé et que du coup c’est toujours bien d’essayer un nouveau modèle et que du coup je me suis dit que ça pourrait, ou pas, vous intéresser aussi (bon si ça ne vous intéresse pas vous avez le CR de l’UTCBN par exemple).

Donc samedi 7h30 nous voilà partis en vélo. Bon alors là mis à part de vous dire que la semelle Vibram colle bien aux pédales c’est à peu près tout ce qui peut en ressortir. Bref après s’être fait une vingtaine de kilomètres nous voici arrivés sur notre spot de bosses à Montolieu et là le test peu commencer.

Côté look elles se fondent bien dans le paysage, mais bon ça là aussi on s’en moque. Mais c’est vrai que sur un plan design elles sont sympas, la semelle Vibram a de supers crampons, la seule chose qui me fait bizarre en étant depuis quelques temps avec des Inov8 talon 275, auxquelles d’ailleurs j’avais eu du mal à me faire au début à cause de la largeur, c’est la finesse un peu comme les Salomon S-Lab Wings Soft Ground que j’avais eu par le passé.

Capture d’écran 2017-06-19 à 10.33.00Etant donné que le terrain est mixte, pas mal de passages pourri avec des marches, de la terre, des cailloux et du lisse, il constitue un bon étalon pour voir les qualités et les défauts de la chaussure. Dès les premiers appuis je ressens un très bon dynamisme dans les montées la plante termine bien la phase de propulsion et grâce aux crampons les appuis sont très surs.

Sur le plat idem ça renvoie super bien et la pose en médio-pied est parfaite. Le parcours comprenant une petite partie de goudron là encore la chaussure s’adapte à la surface.

Et côté descente alors ? là je ne me sens pas tout à fait à mon aise, certes l’accroche est franche et les appuis toujours dynamiques permettant des poses très rapides sur les portions techniques. Non ce qui me gène est surement en lien avec l’étroitesse de la chaussure, habitué que je suis aux inov8 et en délicatesse avec une cheville, j’ai un petit soucis de stabilité latérale. Je pense qu’il est plus lié à de l’appréhension mais c’est vrai que je ne suis pas en parfaite confiance.

Séance bouclée après 5km d’avalés autour de la Chapelle et c’est l’heure d’un petit bilan de cette matinée.

chapelle En côte la chaussure est dynamique et stable, je rajouterai même très précise.

Sur le plat les appuis en médio-pieds me viennent naturellement (adepte des faibles drop on est sur du 8 là donc peut être que techniquement la pose médio-pied ne sera pas facilitée pour tous), très bonne accroche et très dynamique.

En descente l’accroche et le dynamisme sont toujours au top, en revanche je suis géné par la stabilité latérale du moins pas en confiance car je ne me suis pas vrillé les chevilles non plus.

Bon maintenant à voir demain sur du long ce que ça donne, mais pour l’instant je dirai que l’indice satisfaction est de 90%.

Capture d’écran 2017-06-19 à 11.11.56Et la sortie longue la voilà, 18h dimanche, après une journée de détapissage avec une température frisant celle d’un hammam coincé en position haute, j’embarque Philippe direction une boucle Séries – Pic de Nore soit une petit 24km avec 900 de d+ proposant une belle variété de terrain.

Sur les premiers kils, comme la veille je retrouve les mêmes sensations, légèreté, dynamisme et toujours ce manque de confiance latéral. Quelques passages dans des zones glissantes confirment bien la bonne accroche de la chaussure. On va voir maintenant sur la distance ce que ça donne.

Très sensible au niveau des tendons d’Achille au bout de 10km c’est nickel. Bon il faut dire qu’en général c’est au bout de 6 heures de course que ça commence à tirailler sauf avec des drops inférieur à 4 où c’est un peu plus tôt. Nous attaquons alors la portion Pradelles – Pic de Nore et là gros mal de bide. Du coup me voilà contraint de grimper en mode randonneur en marquant quelques haltes pour éviter que la machine ne s’emballe.

D’un côté ça fausse un peu le test mais d’un autre ça va rallonger la durée car je commence à ne pas bien me sentir du tout.

Capture d’écran 2017-06-19 à 11.11.31Tant bien que mal nous arrivons au sommet et marquons une petite halte. Et feu pour la descente ! Au début ça va et si on revient à nos moutons je commence à me faire à la chaussure et à vraiment optimiser la descente.

Mais mon perfide bide (ça rime en plus) n’allait pas en rester là. Des crampes me stoppent net et je ne dois mon salut qu’à un petit champ de fougères. Bon pour la suite j’ai testé la fougère, ça masque bien mais pour ce genre darrêt, préférez les bananiers.

La suite va être laborieuse et la balade va durer près de 3 heures. Sur la fin malgré mon allure de bisounours désailé, ça commence à taper un peu mais sans douleurs aux tendons juste le dessous des pieds un peu sensible, et arrivé (enfin) à la voiture une petite ampoule est apparue au niveau du gros orteil alors qu’aucune n’est venu sur les derniers ultras.

Bilan de la sortie (côté chaussure évidemment) passé deux heures de course la chaussure devient trop exigeante et ça tape et frotte un peu, à mettre sur des sorties de 25km max je dirai. Pour ce qui est de l’ampoule je dirai que la finesse du bout liée à l’habitude de la largeur des inov8 doivent y être pour beaucoup, à éviter pour ceux qui ont le pied large donc sans quoi les orteils entre eux n’ont pas d’espace.

Bilan global :Capture d’écran 2017-06-19 à 10.33.10

Les plus :

– Dynamisme
– Accroche
– Précision
– Légèreté
– Agréable à porter
– Look sympa

Les moins :

– Petit manque de confiance sur la stabilité latérale
– Le prix : 155 euros

A privilégier sur des distances inférieures à 25km et/ou 2 heures et quelques.

Rendez vous dans 15 jours sur le Grand Trail du Canigo avec ses 63km et ses 3600m de D+

To Be Continued…

 

 

 

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