Testing lunettes Defender by Rudy Project

Une fois n’est pas coutume c’est un testing de solaires que je vous propose et pas n’importe lesquelles le modèle Defender, plus précisément les Yellow Fluo, de chez Rudy Project.

Lors du déballage, première surprise agréable, elles sont livrées dans un étui très rigide et solide qui te permet juste de ne pas les écraser si tu l’as oublié au fond de ton sac. Quand on est un peu étourdi ça aide pas mal à ne pas changer de paire de lunettes deux fois dans l’été.

© Philippe Escudié – Photographe Carcassonne

Allez on chausse la bête :

– Côté poids elles affichent 28gr sur la balance et se font donc rapidement oublier une fois en portée.
– Côté look, on aime ou on n’aime pas le côté un peu futuriste, perso j’adore.
– Côté ergonomie elles plaquent très bien et les nombreux réglages prévus semblent faire le job (il y a 3 positions possible au niveau du nez) quand aux branches elles peuvent s’ajuster à 360°

Bon c’est bien beau tout ça, pour le moment dans mon salon elles sont parfaites, reste à voir sur le terrain ce qu’elles ont dans le ventre.

Porteur de lentilles (oui toujours miro), les lunettes sont un accessoire sur lequel je suis assez difficile. Il ne me faut pas de prise d’air surtout en vélo, sinon les lentilles auront tendance à flotter sur l’oeil. Par ailleurs vu le vent que nous avons dans notre région, il faut qu’elles soient bien enveloppantes. Il ne faut pas qu’elles bougent en mouvement, certains modèles qui n’étaient pas très ajustables faisaient du trampoline sur mon appendice nasale. Il faut que le verre s’ajuste à la luminosité et ce rapidement, car rien de plus pénible lors des sessions trail quand vous alternez les passages entre prairies et sous bois et que vous êtes obligés de relever les lunettes sur les passages sombres. Enfin qu’elles ne m’écrasent pas les reliefs, histoire de rester sain et sauf sur certaines descentes techniques.

Bon ça en fait des choses hein ?

Alors du coup on va tester en 3 phases. Premier test une petite sortie vélo de 30km avec 40 à 50 km/h de vent, la deuxième une petite session urban trail autour de notre belle Cité de Carcassonne avec un léger voile nuageux, enfin dernier test en condition compet sur le canicross de Valmy 8,5km avec des passages techniques, du sous bois, de la piste et surtout de la survitesse.

On y va ? Allez go c’est parti …

Test vélo :

Pas le temps idéal pour enfourcher ma monture, certes le ciel est bien dégagé par contre Eole me tape des pointes à plus de 40km/h. Casque sur la tête, lunettes chaussée, clic une calle, clac l’autre, ah merde une voiture, clac on déclipse et re clac on est parti.

Première constatation, le champ de vision est vraiment très large, à aucun moment mon regard ne croise une partie de la monture, aucune gène et un super confort de vision.

Les kilomètres défilent, j’appuie un peu plus sur les pédales, la température corporelle monte alors. Régulièrement avec d’autres type de lunettes, peut être un peu trop plaquées sur mon visage, la transpiration fait son apparition au niveau du masque. Là que nenni, le système de ventilation de la monture, situé à la fois au dessus des verres mais également dans les branches, fait le job. L’air rentre par le dessus et sort par les branches, rafraichissant au passage le visage, sans pour autant insuffler la moindre brise dans les yeux. C’est quand même bien fichu comme système.

Le temps de faire une petite pause, et là encore un bon point, aucun embuage lié à l’arrêt de la circulation de l’air et de l’activité physique.

Le retour s’effectue vent de face, bon je vous passe le fait que mes cuissots braillent un peu (là n’est pas le but), mais le fait d’être à 25km/h avec un vent à 40 « in the face », conforte la première impression, rien de vient me titiller les lentilles.

Concernant la luminosité c’est là encore impeccable, mais sur cette sortie il n’y a eu qu’un éclairage constant, on testera sur un autre format.

Testing vélo : note maximale pour les lunettes (un peu moins pour mes cuissots)

Test en mode Urban Trail :

© Philippe Escudié – Photographe Carcassonne

Possédant un sein de notre ville ce joyau médiéval qu’est la Cité de Carcassonne, il aurait été dommage que de ne pas utiliser ce cadre pour la seconde phase de test. Et puis le reflet des tours dans les verres faisait un peu penser à son embrasement le 14 juillet.

Le ciel est un peu voilé à cette heure, mais les lunettes n’assombrissent pas les reliefs, le confort visuel est toujours optimum avec toujours ce large champ visuel vraiment appréciable.

Je vais dans un premier temps retrouver les points positifs qui sont ressortis lors du test en vélo.

En revanche, notamment sur les phase de descentes, aïe, elles bougent un petit peu sur mon nez, pourtant suffisamment large pour bien les caler. Un petit arrêt, je resserre le pont de nez ajustable d’un cran vers l’intérieur, repars, ça bouge encore. Je me tourne donc vers les branches, je les rentre vers l’intérieur, pas bon, c’est pire… Je teste alors en les orientant vers l’extérieur et là BIM, c’est parfait les lunettes restent collées au visage. Test réussi là encore et compte tenu de la multitude de réglages que j’ai pu faire sur les montures, je me dis qu’elles s’ajusteront à toutes les têtes.

J’effectue alors quelques petits passages sur des portions un peu plus sombre, même si les écarts de luminosité ne sont pas énormes, bien que les verres de ce modèle ne soit pas photochromiques (on peut toute fois les acheter à part et interchanger les verres) je ne remarque aucun temps d’adaptation de mes yeux sur le paysage environnent.

Testing course à pied en mode cool : note maxi également

Test en mode Compétition de Canicross :

Il tombe bien le canicross de Valmy dans le calendrier, outre le fait qu’il va me permettre de tester les lunettes dans des conditions où la course à pied ne mène que rarement, il se situe dans un véritable écrin entre mer Méditerranée et Pyrénées.

J’ai conservé les réglages des montures effectués lors du test à la Cité, je teste quand même à l’échauffement avec une Zawa lancée à pleine vitesse, et c’est comme avec le rouge, rien ne bouge !

Après un départ très rapide sur une pente oscillant entre 10% et 20% elles se font d’entrée oublier, elles restent bien en place et malgré la température corporelle qui monte, elles ventilent toujours idéalement.

Lancé à 19km/h dans les descentes caillouteuses, elles continuent de faire le job, le maintien est toujours parfait.

Sur les portions ensoleillées avec l’astre en pleine face, aucun éblouissement, même pas un plissement d’oeil à l’horizon.

Enfin lorsque par moment nous rentrons dans des sous bois, là encore on ne passe pas en mode Ray Charles (j’aurai pu la faire avec notre ami Gilbert), je marquerais un léger temps d’adaptation sur une portion bien technique à la fois en descente et en sous bois, mais ce sera juste une fraction de seconde. Les verres photochromiques auraient peut être été meilleurs dans ce cas.

Malgré la vitesse, le soleil, la technicité du terrain, seul le vent manquait (et pourtant chez les Catalans c’est bien rare), elles ont largement outrepassé mes espérances.

Vous l’aurez compris, je suis tombé sous le charme de cette paire de lunettes solaires et pourtant je suis assez pénible avec mes critères. Je sais qu’elles vont pouvoir m’accompagner sur les trois quarts de mes activités pleine nature (elles ne seront juste pas adaptées, je pense, à la haute montagne).

Difficile de lui trouver un défaut, peut être le prix aux alentours des 190€, peut être justement le prix de la qualité et de l’innovation.

© Philippe Escudié – Photographe Carcassonne

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