Trail de Bouzigues – 2015

Samedi 28 mars 2015 – Et voici que me revoilou pour la 3ème fois à Bouzigues en bord d’étang, mais cette année histoire de pimenter un peu la chose, je m’aligne sur le 24km et vraiment en ayant toute confiance…

Il y a deux ans et il y a 3 ans ( et ) je remets une parenthèse (je viens de voir sur les photos du «  et du  » que j’avais pris un petit coup de vieux) par contre du coup ma phrase elle ne veux plus rien dire et je ne sais même pas comment je vais la terminer… Bon je la refait alors, non parce que c’est chiant et après on ne peut pas suivre correctement le récit et vas y que je te balance des parenthèses à tout va. Je disais donc, et là vous vous dites il va me refaire le coup de la parenthèse, mais non… Je passe en dessous je saute une ligne et je reprends.

En 2013 et en 2012 j’avais fais le 12km de ce même trail. J’étais resté sur de très bons souvenirs tant au niveau du vécu que des paysages. Histoire de me « manger » un peu le long que je n’ai pas le temps de faire habituellement, 2015 sera donc l’année du 24km du trail de Bouzigues. Isa elle s’aligne sur le 12km avec Damien et de mon côté je retrouve Marsou pour le 24.

Dès l’échauffement les jambes sont lourdes, bah ça le fait ça parfois avant une course il faut délier et ça passe, bon le nez et la gorge sont encore un peu pris du petit rhume attrapé dans la semaine, bah ça va vite se décongestionner ça aussi… Bon ça ne répond pas trop au niveau des accélérations … Bah … Euh non ça commence à faire là …

C’est à 16h pile qu’avec Marsou nous rejoignons la ligne de départ, les sensations ne sont pas là, et par le fait, la confiance en a pris un coup. Et puis… Bim ! Le départ est donné… Ça part assez vite mais il faut dire que le premier kil est plat, en revanche un petit vent à environ 60km/h me fait me planquer derrière un grand histoire de profiter un peu de l’abri, et quand on sait que l’abri ne fait pas le moine … A non c’est pas ça, bon on reprend. Le premier kil se passe tranquille à 3’56 », bon c’était plat, les jambes sont toujours lourdes et je suis un peu en apnée car impossible de me dégager les voies respiratoires.

Nous arrivons maintenant sur les sentiers, et attaquons les premières bosses, je baisse volontairement le rythme histoire de ne pas me cramer et profite un peu du paysage. Les sensations ne sont vraiment pas là, et quand je pense qu’il me reste plus de 20 bornes à avaler je ne suis pas tout à fait tranquille dans ma tête. Tant bien que mal je me cale sur du 12km/h sur ce faux plat montant et ça tient. Je m’hydrate régulièrement car la température est assez haute (environ 18°) et me fait pas mal transpirer, même si le vent souffle toujours autant. Pour le moment le parcours est sympa et quelques singles me donnent même une certaine sensation de vitesse.

6ème kil, j’y arrive en 30′ et je lève la tête …. UUUFFFF il y a là une « Bosse » d’environ 800 à 900 mètres dans la caillasse enfin sur de la pierre sèche… Alors la pierre sèche quand elle est assemblée avec d’autre pour faire des capitelles c’est beau… Quand on court dessus, ça glisse, fait mal au pied (et pourtant j’étais bien chaussé), on risque l’entorse à chaque foulée, bref que du bonheur. A partir de ce moment là je ne lève plus la tête, obnubilé que je suis par mes appuis. Dommage car en bas, tout en bas se dessinent l’étang de Thau et le Mont Saint Clair, le tout enveloppé par la garrigue mais mis à part en deux ou trois points je n’en profite pas.

Les ascensions se succèdent, toujours aussi dures, je n’ai pas la tête ni les jambes, ça me parait déjà long et je ne suis qu’au 8ème. Au loin je vois le trio de tête, ils m’ont bien mis 1,5km. Il me semble voir Marsou parmi eux et ça me met un peu de baume au coeur. Passage devant une jolie capitelle, bon y a quand même pas mal de caillasse autour, ils auraient pu la rehausser un peu plus avec tout ce qui traine autour, non mais sans dec ! Cette caillasse commence vraiment à me gêner, je me sent vraiment piocher tant les appuis sont instables.

Ce que je vois à l’approche du 10ème ne me réjouis pas, mais alors pas du tout. Il y a là une ligne coupe feu (bon toujours dans les cailloux) qui monte à la verticale (enfin un bon 18%) sur 400m. Là haut un groupe de bénévoles sonne la cloche et nous encourage, je subis une fois de plus mais ça passe, Ouf ! Un rapide coup d’oeil au panorama car ça vaut le détour et ça donne un peu de sens au fait que je sois là, mais il faut repartir. Je me dis à ce moment là que j’ai fait le plus dur… Mais non les kilomètres à venir vont être compliqués.

En effet il y a maintenant une succession de descentes et de montées (certes moins difficiles mais suffisamment longues pour casser les jambes), et toujours cette vigilance dont il faut faire preuve vis à vis des appuis. Je n’arrive pas à trouver un rythme, les jambes deviennent très lourdes, j’ai même quelques frissons qui arrivent alors qu’il fait bien chaud. Je bois de plus en plus fréquemment, et vers le 12ème la vue se trouble un peu et la tête tournicote… Stop !!! Je marche une peu, et m’arrête. j’avale lentement le gel et la barre que j’avais embarqué, je ne l’avais pas vu venir celle là. Un gros début d’hypo après seulement 1h20 de course. Petit à petit je me remets en route, en marchant d’abord puis en trottinant. Je ne sais combien de coureurs m’ont passé à ce moment là à vue de nez je dirai… Beaucoup !

Les cailloux sont toujours là mais le terrain est plus roulant, enfin on descend de manière plus franche et douce. Un peu avant le 16ème un coureur qui déboule de je ne sais où commence à me parler de son marathon à venir que, c’est un très beau trail et que je cours bien (alors que je suis à la rue), étant un peu en mode ours je profite du ravito du 16ème pour le déposer et augmenter un peu le tempo. La nature du terrain change, nous revenons à du chemin plus classique, il y a du plat de la descente le tout un peu orné par quelques bosses mais des qui ne font pas mal. Je retrouve une certain rythme et des vrais sensations. 20 minutes avant j’étais au bord du gouffre et là je me refais une seconde jeunesse… Bref y a pas à chercher il n’y a juste qu’à profiter.

Les 7 derniers kilomètres, que du bonheur. Moi qui me suis fais doubler tout le long, c’est par paquet que je reprend des places. Un coureur qui m’avait vu à la limite un peu plus tôt me lance « t’as repris des forces ! Laisse nous des moules à l’arrivée ! » Bon pour le coup des moules c’est qu’il y a une brasucade offerte à l’arrivée des fois qu’il y en ait qui ait les idées mal placées ! Je retrouve le sourire même si maintenant se sont les ischios et les fessiers qui commencent à tirer. L’étang de Thau se rapproche de plus en plus. plus que 2km, puis 1, je passe devant l’endroit ou nous nous sommes garés, je rattrape encore quelques coureurs, allonge encore la foulée, la ligne d’arrivée se profile et Ouf… C’est fini !

Après 2h15 d’effort et une 154ème place (49ème V1) c’est enfin la délivrance. Même si je me suis amusé sur les 7 derniers kilomètres la fatigue du début retombe et j’ai même un peu de mal à marcher. Heureusement que tout le long les bénévoles ont lancé des encouragements et que les paysages en valaient vraiment la peine, sans quoi j’aurai vraiment eu du mal à m’accepter en tant que douleur ambulante.

De son côté Marsou à fait une super course, il termine à la 3ème place en 1h36 ! Isa sur le 12 fini 4ème féminine et première sénior, quand à Damien il remporte pour la 4ème fois d’affilée le 12km, y a que le coach qui est à la rue… Mais bon vaut mieux que ce soit dans se sens là, et puis au moins j’aurai bien travaillé aujourd’hui.

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