La Cauxoise

DepartDimanche 2 août 2015 : 8h du mat’ pas besoin de se presser, on aurait même pu ne prendre la voiture car la course se situe à 3km du domicile à Caux et Sauzens, c’est pas top tout ça. Ce sera la dernière avant le TDM histoire de manger un peu de rythme et de se rassurer, ou pas !

Sur place on retrouve Kent, un des seul du groupe qui n’a pas eu la flemme de se lever. Il y a également pas mal de monde du coin pour disputer cette course, alliant chemins et routes, qui a l’air assez vallonnée. On verra bien ce que ça donne car la semaine a été chargée, ce sera la 3ème course en moins de 7 jours et mes mollets ne se sont pas encore rétablis de l’ascension de la Dent d’Orlu.

Petit échauffement, mini-étude du parcours, et Go direction le départ. Et ça part assez fort car celui-ci est donné en descente, j’essaie toutefois de ne pas m’enflammer le pissou, parce qu’après ça risque de piquer. Rapidement les groupes se forment, et je me retrouve avec 2 ou 3 autres coureurs. Derrière moi j’aperçois une ombre qui ne me quitte pas et ce n’est pas la mienne. Apparemment quelqu’un a décidé de me sucer la roue et grâce a sa casquette, sa forte respiration et sa course chaloupée, inutile de me retourner il s’agit de … Bah non je dirai pas et pour des facilité de compréhension on le nommera « … » Bah non on ne le nommera pas, ou alors si « machin »… Bon inutile de vous dire que ce n’est pas quelqu’un avec qui je partirai en vacances.

CoteMais bon revenons à nos moutons ou plutôt à notre parcours, celui-ci est bien sympa alliant parties en sous-bois, chemins de vigne, le tout relativement bossu. D’ailleurs cette succession de petites bosses me permets par moment de planter un peu « machin » qui apparemment aime ça encore moins que moi. J’arrive à maintenir un tempo satisfaisant, mais arrivé ver le 5ème kil, les mollets commencent à durcir et ça c’est pas bon bon pour la suite. A la différence de Salses où j’avais continué d’essayer de bourriner, j’essaie de modifier légèrement la pose de pieds afin de minimiser les impacts et bon, même si ce n’est pas la recette miracle ce « mode éco » à l’air de pas mal ralentir la venue de la crampe.

« Machin » reste collé, j’ai beau le distancer sur les côtes, tel un morbac accroché à un poil de roubignole il revient à chaque fois se scotcher. Le pire c’est que de mon côté je me moque royalement de ce qu’il peut faire, mais visiblement pour lui je constitue son objectif du jour. Mon objectif à moi c’est de bien finir cette course et surtout d’être prêt pour le weekend suivant, mais là elle commence un peu à s’éterniser cette course. J’ai de plus en plus de mal à trouver un rythme cohérent et un beau raidillon vers le 9ème kil vient me rappeler que la semaine prochaine ça va piquer sévère. « Machin » a un peu lâché dans cette bosse car arrivé à la bascule je ne le vois plus. Mais 500 mètres plus tard j’entends son râle respiratoire, reconnaissable entre mille, quasiment posé sur ma nuque.

L’arrivée se profile, je maintiens mon allure dans la dernière ascension, mais derrière certains me lancent le sprint. Une ou deux secondes je me pose la question, est ce que ça vaut le coup que je me mette dans l’écarlate pour la 30ème et quelque position, réponse, non ! J’essaie toutefois d’accélérer le tempo un chouïa mais inutile « Machin » et deux autres sont à balles et « Machin » me passe 20 mètres avant la ligne et sous l’arche il singe même un geste de victoire… Le plus beau jour de sa vie sans doute, c’est Madame qui a du être heureuse de son trop plein d’épanchement le soir !

Côté groupe Isa l’emporte chez les féminines en torpillant le record de l’épreuve en 54’37 et Kent sera 5ème scratch en un peu plus de 44′.

De mon côté le bilan : Les 11,5km en 53’50 et une 34ème place à la sortie, sensation assez mitigées au final j’ai l’impression d’être un peu à cours de forme, cependant l’essentiel est ailleurs dans les Alpes, plus que 6 jours et le TDM sera lancé ! To be continued …

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